trier tous tes tas de papiers

Cet article est le n° 2 sur 4 de la série paperasse

Comment commencer ? Il y en a tellement, c’est décourageant ; ils reviennent tout le temps, c’est rageant.

Tu demandes alors aux autres, ceux pour qui c’est un jeu d’enfant, et tu obtiens l’embarras du choix (tu l’avais déjà).

Un échantillon de mes récoltes chez “ceux qui font tout bien” :

– peu importe par quoi, l’important c’est de commencer
– commencez par ce qui vous tient le plus à cœur
– commencez par le plus urgent
– commencez par jeter
– commencez par le plus facile
– commencez par tout rassembler
– commencez par l’entrée
– commencez par le courrier
– commencez par un petit tiroir
– commencez par une simple étagère
– commencez à gauche, continuez dans le sens horaire
– commencez par faire une liste

Si l’un de ces douze commandements suffit à te faire commencer, que le dieu y afférent soit loué, on donnera les noms après.
Nan, je me moque pas ; je les ai essayés, ils ont tous grand intérêt ; et on peut s’amuser à en trouver indéfiniment (on va pas se gêner).
Un mixage de ce carambolage me ramène pour l’instant à la conduite suivante :

Tu commences par toi-même.

Pourquoi moi ?
Parce que si c’est toi le problème, c’est toi la solution.
Parce que si ce n’est pas toi le problème, et que tu commences par t’oublier, tu te fais bouffer, la solution se dissout.

Et que tu sois châtelain, locataire  ou sans domicile fixe, ce que tu te coltines du début à la fin, n’est-ce pas toujours — et au moins — toi-même ?
Quoi que tu entreprennes, et même si t’as rien fait, du début à la fin, tous les gratte-papier du monde veulent des preuves de qui tu es.

Ils en produisent avant ta naissance, t’en demandent à tous les coins de rue, quand tu meurs ça continue (prière de faire gaffe à pas mourir avant la fin de cette série).
De quels papiers disposes-tu à ton sujet ?

Mon schéma mental du tas à trier commence à peu près :

Un tel tas flou dans une bulle rouge signifie un truc du style “chez toi, c’est peut-être une simple pincée de papiers bien rangés, mais chez l’autre, c’est peut-être plusieurs mètres cubes éparpillés”.

Et déjà, l’éventail calamiteux qui va de l’anxiété bénigne à la peur panique peut s’ouvrir sans prévenir. Cent mille souvenirs et fantômes rôdent et reviennent à l’esprit. Le corps se fige et n’agit pas. Quand c’est toi le problème, a priori t’as pas trop envie de plonger en apnée.

C’est là que le détective entre en scène.

Le privé, celui qui recevra de tes mains au chapitre prochain sa raison d’être, et la mission que tu voudras bien lui confier.

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