le tour du problème

Cet article est le n° 5 sur 5 de la série lado range sa chambre

La deuxième étape effectuée, lado peut désormais entrer dans sa chambre en ouvrant la porte en grand, aller jusqu’à la fenêtre sans marcher sur quoi que ce soit, et faire visuellement le tour du problème, en tenant compte de l’actualité qui lui tombe dessus : la rentrée.

La pression parentale atteint un point critique — va savoir pourquoi, la rentrée produit toujours sur les parents un effet encore pire que le grand ménage de printemps et les bonnes résolutions du nouvel an. La chambre n’étant pas encore rangée, même si elle commence à drôlement changer d’aspect, va savoir pourquoi, les mères ne rigolent pas.

Le but immédiat n’est certes pas de faire plaisir à sa mère, mais l’expérience mettant en évidence une amélioration de l’humeur maternelle à chaque franchissement d’étape majeure, on a tout à gagner en passant à l’étape 3 :

on accélère le mouvement, il est temps de rétablir la circulation, et de faire physiquement le tour du problème. Afficher la suite »

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continuer à commencer

Cet article est le n° 4 sur 5 de la série lado range sa chambre

Pendant cette première pause, lado n’a pas manqué de s’octroyer une récompense de son choix — ça valait même récompense spéciale, passer du sempiternel “oui bon d’accord je vais le faire” à l’incroyable “je suis en train de le faire“. Et l’énergie ressentie à simplement constater qu’on a commencé est en soi une récompense appréciable. Rien que pour ça, on continue à commencer. Afficher la suite »

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la porte personnelle

Cet article est le n° 3 sur 5 de la série lado range sa chambre

Comme annoncé à la fin de son article du mois d’août… 2009, lado vient de commencer à ranger sa chambre… 😯

Vos recherches sur la manière de s’y prendre montrent une telle perplexité que lado a consenti à partager ici cette douloureuse expérience, pourvu que je mette la série en place — t’inquiète, la douloureuse expérience va comporter pas mal d’étapes, lado trouvera aussi le temps de se remettre au clavier…

Pour l’étape 1, on va y aller doucement – faudrait pas risquer la démotivation prématurée.

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carte blanche au détective

Cet article est le n° 3 sur 4 de la série paperasse

Dans tout polar, il y a un chapitre pause, ou charnière, mais si, tu sais, là où ton beau héros perso se réveille complètement fracassé, et contemple d’un œil torve son bureau mis à sac, son salon dévasté, la disparition de ses pièces à conviction, le fondu enchaîné de ses dernières illusions.

Un mal de crâne de tous les diables lui vrille la mémoire, il discerne vaguement le cadavre de Jack (Daniels) avec qui il a dû avoir un entretien prolongé, ou bien alors il a été drogué à l’insu de son plein gré, en tout cas il est roué, fourbu, moulu, rompu, il s’est fait tabasser, un mégot taché de rouge trône au milieu du cendrier plein, et là ça lui revient, la créature de rêve lui a tendu un piège, il a grimpé au cocotier, il a marché comme un crétin.

La colère calme qui l’envahit le ressuscite en trois paragraphes maxi. Tout en réchauffant un vieux fond de café, il tourne le robinet d’eau froide à l’évier, se fout la tête dessous le temps de réviser ses jurons préférés, trouve un œuf à se faire cuire, trois gouttes de bourbon pour arroser le café. Fenêtre grande ouverte à l’air glacé, il prend une douche brûlante, s’insulte copieusement, puis change de chemise, de chaussettes et de tactique secrète. Fin du chapitre. Le remplissage apparent est tout sauf innocent. Retour à l’intrigue.

 

Ce genre de privé a toujours été un allié efficace des réveils difficiles. Si tu n’en as aucun sous la main, voici un excellent dossier à consulter : Détective Privé, le Mythe — n’oublie pas de revenir, tu te souviens, il va mettre le nez dans nos papiers.

 

La mission que je lui confie aujourd’hui : à partir de la porte d’entrée, il a un quart d’heure par pièce pour fouiner ; peu importe sur quoi il tombe, il ne doit se préoccuper que de papiers en rapport avec l’identité, et les déposer à l’endroit que je lui désigne. Pour l’instant, c’est à côté du clavier où je me tiens. Toutes les quinze minutes, le minuteur sonne, on se donne une pause et on fait le point.

Comme mon secrétaire privé est en congé, je vais à titre exceptionnel créer (ou mettre à jour) moi-même les données récoltées.

Pour commencer, je vais ajouter les documents rassemblés à ma carte mentale (mindmap) ébauchée précédemment. On peut toujours visualiser le virtuel sur papier, mais se servir pour ce faire d’un support logiciel permet encore plus facilement de le modifier, l’agrémenter, l’enregistrer et l’imprimer au fur et à mesure qu’il évolue. Dans le cas présent, j’utiliserai Freeplane, un bon dérivé de Freemind (si tu pars explorer la question, n’oublie pas de revenir non plus, on a tout prévu).

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trier tous tes tas de papiers

Cet article est le n° 2 sur 4 de la série paperasse

Comment commencer ? Il y en a tellement, c’est décourageant ; ils reviennent tout le temps, c’est rageant.

Tu demandes alors aux autres, ceux pour qui c’est un jeu d’enfant, et tu obtiens l’embarras du choix (tu l’avais déjà).

Un échantillon de mes récoltes chez “ceux qui font tout bien” :

– peu importe par quoi, l’important c’est de commencer
– commencez par ce qui vous tient le plus à cœur
– commencez par le plus urgent
– commencez par jeter
– commencez par le plus facile
– commencez par tout rassembler
– commencez par l’entrée
– commencez par le courrier
– commencez par un petit tiroir
– commencez par une simple étagère
– commencez à gauche, continuez dans le sens horaire
– commencez par faire une liste

Si l’un de ces douze commandements suffit à te faire commencer, que le dieu y afférent soit loué, on donnera les noms après.
Nan, je me moque pas ; je les ai essayés, ils ont tous grand intérêt ; et on peut s’amuser à en trouver indéfiniment (on va pas se gêner).
Un mixage de ce carambolage me ramène pour l’instant à la conduite suivante :

Tu commences par toi-même.

Pourquoi moi ?
Parce que si c’est toi le problème, c’est toi la solution.
Parce que si ce n’est pas toi le problème, et que tu commences par t’oublier, tu te fais bouffer, la solution se dissout.

Et que tu sois châtelain, locataire  ou sans domicile fixe, ce que tu te coltines du début à la fin, n’est-ce pas toujours — et au moins — toi-même ?
Quoi que tu entreprennes, et même si t’as rien fait, du début à la fin, tous les gratte-papier du monde veulent des preuves de qui tu es.

Ils en produisent avant ta naissance, t’en demandent à tous les coins de rue, quand tu meurs ça continue (prière de faire gaffe à pas mourir avant la fin de cette série).
De quels papiers disposes-tu à ton sujet ?

Mon schéma mental du tas à trier commence à peu près :

Un tel tas flou dans une bulle rouge signifie un truc du style “chez toi, c’est peut-être une simple pincée de papiers bien rangés, mais chez l’autre, c’est peut-être plusieurs mètres cubes éparpillés”.

Et déjà, l’éventail calamiteux qui va de l’anxiété bénigne à la peur panique peut s’ouvrir sans prévenir. Cent mille souvenirs et fantômes rôdent et reviennent à l’esprit. Le corps se fige et n’agit pas. Quand c’est toi le problème, a priori t’as pas trop envie de plonger en apnée.

C’est là que le détective entre en scène.

Le privé, celui qui recevra de tes mains au chapitre prochain sa raison d’être, et la mission que tu voudras bien lui confier.

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