carte blanche au détective

Cet article est le n° 3 sur 4 de la série paperasse

Dans tout polar, il y a un chapitre pause, ou charnière, mais si, tu sais, là où ton beau héros perso se réveille complètement fracassé, et contemple d’un œil torve son bureau mis à sac, son salon dévasté, la disparition de ses pièces à conviction, le fondu enchaîné de ses dernières illusions.

Un mal de crâne de tous les diables lui vrille la mémoire, il discerne vaguement le cadavre de Jack (Daniels) avec qui il a dû avoir un entretien prolongé, ou bien alors il a été drogué à l’insu de son plein gré, en tout cas il est roué, fourbu, moulu, rompu, il s’est fait tabasser, un mégot taché de rouge trône au milieu du cendrier plein, et là ça lui revient, la créature de rêve lui a tendu un piège, il a grimpé au cocotier, il a marché comme un crétin.

La colère calme qui l’envahit le ressuscite en trois paragraphes maxi. Tout en réchauffant un vieux fond de café, il tourne le robinet d’eau froide à l’évier, se fout la tête dessous le temps de réviser ses jurons préférés, trouve un œuf à se faire cuire, trois gouttes de bourbon pour arroser le café. Fenêtre grande ouverte à l’air glacé, il prend une douche brûlante, s’insulte copieusement, puis change de chemise, de chaussettes et de tactique secrète. Fin du chapitre. Le remplissage apparent est tout sauf innocent. Retour à l’intrigue.

 

Ce genre de privé a toujours été un allié efficace des réveils difficiles. Si tu n’en as aucun sous la main, voici un excellent dossier à consulter : Détective Privé, le Mythe — n’oublie pas de revenir, tu te souviens, il va mettre le nez dans nos papiers.

 

La mission que je lui confie aujourd’hui : à partir de la porte d’entrée, il a un quart d’heure par pièce pour fouiner ; peu importe sur quoi il tombe, il ne doit se préoccuper que de papiers en rapport avec l’identité, et les déposer à l’endroit que je lui désigne. Pour l’instant, c’est à côté du clavier où je me tiens. Toutes les quinze minutes, le minuteur sonne, on se donne une pause et on fait le point.

Comme mon secrétaire privé est en congé, je vais à titre exceptionnel créer (ou mettre à jour) moi-même les données récoltées.

Pour commencer, je vais ajouter les documents rassemblés à ma carte mentale (mindmap) ébauchée précédemment. On peut toujours visualiser le virtuel sur papier, mais se servir pour ce faire d’un support logiciel permet encore plus facilement de le modifier, l’agrémenter, l’enregistrer et l’imprimer au fur et à mesure qu’il évolue. Dans le cas présent, j’utiliserai Freeplane, un bon dérivé de Freemind (si tu pars explorer la question, n’oublie pas de revenir non plus, on a tout prévu).

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