boulot de pros : La vie secrète du Diogène

Frères de misère, il est grand temps de passer aux articles qui nous cernent. Loin de la presse à sensation ou des divers voyeurismes de plus ou moins bon ton, La vie secrète du Diogène, paru en juin 2009, fait le tour du problème sans y emprisonner personne. Ayant acquis ce livre à sa sortie, je l’ai dès réception dévoré derechef —  une heure de ma vie y a suffi.

couverture du livre La vie secrète du Diogène

Quel décalage, quand on considère les trois ans de boulot en amont.

Et quel dommage de ne faire en réponse à cet ouvrage qu’une brève hâtive, fût-elle aussi longuette que celle consacrée dans ce site à l’élevage d’ados d’appartement (non, je ne refais pas de lien vers “l’âne de rang court”).

Du boulot de pros, donc, et si je laisse ce titre en vedette, c’est qu’il le mérite au plus haut point.

C’est que je le considère comme fondateur à bien des égards, c’est qu’il présente une valeur littéraire certaine, et iconographique de même, c’est qu’il est humain et respectueux (donc a priori pas rentable, mais détrompez-moi, Thierry Mertenat et Magali Girardin, si ce n’est pas le cas).

Il y a beaucoup de pistes à suivre à partir de cet ouvrage, parallèlement aux films de Martin Hampton, et on sera amenés à en reparler bien des fois.

Le syndrome de Diogène qualifie un rapport aux objets radicalement différent de celui entretenu par la majorité des gens.

Des individus entassent de façon compulsive des objets de toutes sortes, au point de rendre leur lieu d’habitation quasiment invivable. On en perçoit parfois la réalité suite à un incendie, des odeurs ou des perquisitions rendues obligées par des débordements d’objets ou des attitudes dont la société doit à un moment s’occuper.

Du nom du célèbre philosophe cynique dans son tonneau qui avait choisi de vivre en marge des usages sociaux convenus, les Diogènes s’en distinguent par leur inclination à la discrétion, voire au secret.

Pendant trois ans, le journaliste Thierry Mertenat et la photographe Magali Girardin ont enquêté sur des Diogènes. 60 photos, 13 situations réelles accompagnées d’une recherche menée auprès d’assistants sociaux, de médecins, d’îlotiers, de nettoyeurs, de gérants d’immeubles et de policiers.

Si le mieux est encore d’écouter les auteurs eux-mêmes :

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

(interview et présentation de l’ouvrage sur Radio Suisse Romande)

on lira aussi avec profit ce que d’autres en disent ailleurs…

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